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13 noviembre

Survoler et parcourir la presse...

                  
 
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17 octubre

Naissance d'une planète

                                          
 
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01 octubre

Des choses belles et d'autres moins...

 
                         Il y en a qui s'appellent
              Aimé Bienvenu ou Désiré
              moi on m'a appelé Destiné
 
              Je ne sais pas pourquoi
              Et je ne sais même pas qui m'a donné ce nom-là
 
              Mais j'ai eu de la chance
              on aurait pu m'appeler
              Bon à rien Mauvaise graine Détesté Méprisé
              ou Perdu à jamais."
                             Jacques Prévert
 
 Bonjour à tout le monde. Voici ma position favorite, loin du sol, loin des
 sarcasmes qui hantent nos quotidiens... Je ressens régulièrement le
 besoin de devenir invisible.
 Il arrive parfois, ceci pour des considérations sociales j'imagine, mais
 aussi pour détendre l'atmosphère et un peu pour le plaisir il faut bien
 l'avouer, que des repas soient organisés dans le cadre de mon travail.
 Je vous le rappelle, je travaille le duralumin en milieu aqueux en
 scaphandre.
 Hier justement, je participais à l'un de ces repas qui constituent toujours
 un petit évènement dans cette confrérie très fermée qu'est le très réputé
 "Bauxite club incorporate" où je suis.
 Là, en général, je suis toujours prêt à fermer les écoutilles de mon
 scaphandre (on mange en scaphandre, hein, faut toujours rester réactif,
 on ne sait jamais - quoi, je ne sais pas - mais on ne sait jamais !), parce
 que si parler boulons, tuyauterie, pots de yaourt et autres violons chinois
 ne me dérange pas, je me méfie de la haine ordinaire, surtout de celle qui
 rôde au dessus d'une bonne table garnie de tant de nourriture, de tant
 d'avantages qui tenteront de flatter le palais... Et il se trouve que trop
 de tout peut parfois aveugler certains de mes confrères scaphandriers
 jusqu'à les porter sur des terrains plutôt nauséabonds.
 Et justement, hier... J'ai bien vu tout le monde fuir, et je n'ai pas senti
 le poids (très lourd) se rapprocher de mes épaules (faut dire qu'avec
 mon scaphandre, mon acuité est très réduite... Et je suis un peu idiot
 aussi, alors, forcément...)
 
 
 
 
 Un tout petit collègue scaphandrier me tend un journal gratuit, de ceux
 qui fleurissent partout et me montre de son gros doigt ganté un
 article sur une manifestation de sans-papiers... Il entrouvre la visière
 de son casque et me dit : "Tu vois, moi, ça  je le trouve inacceptable,
 ils viennent chez nous, et en plus, ils se permettent de l'ouvrir !"
 
                                                            "Même si vous ne
                                  le voyez pas d'un
                                  bon oeil
                                  le paysage n'est
                                  pas laid
                                  c'est votre oeil
                                  qui
                                  peut-être est mauvais."
                                  "Graffiti" de Jacques Prévert
 
 L'horreur !!! Je vous promets que je ne voulais pas prendre le risque
 de subir ce genre de contamination. J'en ai assez de me prendre la
 tête avec des abrutis (pardon, c'est brutal, mais j'en suis parfois un
 peu là - et las aussi...). Les écoutilles de mon équipement sont restées
 ouvertes, malgré la commande de "l'étanchéité totale". (Oui, je sais,
 je ne passe pas mon temps à frotter mon scaphandre au polish, je
 ne le passe pas non plus très souvent au rouleau de lavage à la station
 "Tatol" en bas de chez moi, bref, j'avoue, le contrôle technique a 8
 ans de retard et ce modèle n'est plus coté à l'argus. Mais quoi, il
 n'y a plus que ça qui compte dans notre joli monde de dingues,
 avoir le dernier scaphandre en vogue, briller de tout ce que nous
 possédons, en avoir toujours plus encore et encore en acceptant
 de penser comme on nous l'impose)...
 
 Alors... Alors quoi ? Alors on "s'est pourri la tête" !! Ben oui, vous
 savez, l'activité de fin de repas, quand toute inhibition a disparu.
 (Mais vous ne savez peut-être pas bande de petits veinards). Bref, 
 je lui ai dit, une fois encore, que je ne voyais pas pourquoi une
 frontière pouvait définir qui avait le droit de manger comme on
 venait de le faire, et qui n'en avait pas le droit. Je lui ai dit qu'en
 dehors de certaines considérations (dégénérations ?) marchandes, je
 ne voyais pas pourquoi des peuples devaient prospérer sur
 l'exploitation des autres, et qu'enfin, je trouvais étrange de contester
 à des personnes le droit de manifester alors que c'était à peu près
 tout ce qu'il leur restait pendant que lui, au fond de son scaphandre
 chromé ne manquait de rien !!!
 Fermeture des écoutilles............................................
 
         "La passion, et la passion dans ce qu'elle a de
     plus profond, n'est point une chose qui exige
     une scène de palais pour y jouer son rôle.
     Dans les bas-fonds, parmi les mendiants et
     les racleurs d'ordures, la passion profonde
     règne."
            Herman Melville
 
 Je crois que je rêve d'un monde où l'on pourrait apprendre aux
 enfants que tous les hommes devraient vivre fraternellement...
 Parce que le dire à certains adultes, ben... Pfffffffffff...
                              
 
Dessins, de haut en bas :
trois bandes dessinées,
 "Une planche" de Moebius,  "Morte saison" de Nicole Claveloux et Zha,   "Les aventures d'Alef-Thau" d'Arno et Jodorowsky.
Musique conseillée : le dernier album de Gong : "2032".
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03 septiembre

Les conseils de prévention de Tonton Myflu.

              
Je me lave les mains                  "Pouuuuèèèèèèttt"              J'évite de monter dans
fréquemment !! Très                  Quand je me mouche,          un ascenseur déjà plein.
fréquemment !!!                          j'utilise un mouchoir            A moitié plein aussi
                                                         en papier.                                d'ailleurs ! A moitié vide,
                                                                                                            je dis pas...
 
 
               
Je respecte une distance            Je ne serre pas la main,          Je me lave encore les
de deux kilomètres,                     j'évite la bise, les coups         mains... Je frotte très
surtout avec une personne        de boule et tout le reste.        très fort !!
qui tousse ou éternue.
 
 
              
    Je cache mon nez et...             Je jette le mouchoir                 Je porte un masque
     "Pooouuuuèèèètt"                 dans une poubelle et je           UU3 V B 12.
                                                          me lave les mains... A
                                                          l'infini.....
 
 
                
Si je n'ai pas de mouchoir,            Je jette le creux du           J'utilise le lance-flammes
j'utilise le creux du coude,            coude, ma manche           "ZR 4 99-forces spéciales"
ma manche ou mon col.                ou mon col dans une        pour détruire la poubelle
                                                              poubelle... Bref, je             et tout ce qui traîne dans
                                                              jette mon bras... Et je        les parages. Je ne laisse
                                                             me lave les mains.              rien !!!
                                                             Pardon, la main !
 
 
 
Bazar bidouillé à partir d'une plaquette de prévention...
.
26 agosto

"Que faisiez-vous dans le garde-manger ?"

                   
 
  -"Que faisiez-vous dans le garde-manger ?"
 Cette question ponctuée par le claquement de la
 main de mon interlocuteur sur ma joue droite
 résonne encore en moi quarante ans après...
 
 Nous étions trois et j'étais le premier à y avoir
 mis les pieds. Nous étudiions la géologie,
 comme des explorateurs, nous avions soif de
 nouveaux mondes. Jusque là tout s'était bien
 passé, un parcours sans faute, une trajectoire
 enviée par bien des jeunes étudiants et scientifiques.
 Le programme de cette année 1969 était
 finalement presque simple tant il représentait
 l'aboutissement de toutes ces années de travail :
 il suffisait comme n'importe quel lycéen qui
 va passer un examen d'être capable de vaincre
 le frisson du premier pas vers l'inconnu et de
 rassembler toute la (ou les) matière(s) nécessaire(s)
 à l'étude de l'objet qui était le sujet de nos
 recherches.
 
 -"Je répète, que faisiez vous dans le garde-manger ?"
 A nouveau une baffe et trois doigts imprimés
 dans ma joue gauche.
 Le fruit de nos recherches se résumait à quatre
 matériaux assez primitifs. Une sorte de sable
 blanc comme de la farine trouvé au pied de notre
 petit vaisseau ; quelques pierres ovoïdales de la
 taille de petits oeufs ; une boue épaisse et
 visqueuse, grasse et jaune, comme du beurre
 tirée d'un cratère sombre ; de tout petits cristaux
 d'un blanc de sucre...
 Tout ce que nous avions récupéré était là, sur
 une épaisse table de métal... Une nouvelle
 créature était entrée dans la pièce avec un
 chariot sur lequel était posé un étrange petit four.
 Alors que je m'étais surpris à rêver sur l'utilité
 de cet appareil en de telles circonstances, mon
 interlocuteur eut le temps de survoler la table
 avec une incroyable dextérité, de poser ses trois
 longs doigts sur ma tête et de me l'appliquer
 fermement sur le plat froid de la table.... (Aïe !)
 
 -"Que faisiez-vous dans le garde-manger ?"
 Le programme A. nous avait préparé à quantité
 de choses ; certainement pas à rencontrer des
 humanoïdes extraterrestres belliqueux dont
 l'hypothèse de l'existence était réservée aux
 journaux populaires de mauvais goût et à la
 crédulité des imbéciles dont il fallait détourner
 l'attention pour des considérations bien
 terriennes... Et nous étions encore moins
 préparés à l'idée que ces extraterrestres
 étaient, pour faire simple, les propriétaires de
 la Lune.
 
 Ma tête était maintenue, presque écrasée,
 contre la table. J'avais devant les yeux les
 matériaux que nous avions récupérés et la
 seconde créature, semblable à mon écraseur
 de tête, commençait à les séparer en quatre
 parts égales. Par je ne sais quel moyen il
 parvint à élever l'ensemble à une vingtaine de
 centimètres de la table, sans jamais y toucher,
 au milieu d'un impressionnant flot de lumière.
 Les quatre parts se mirent à tourner les unes
 autour des autres décrivant un mouvement
 parfait. Elles finirent par "fusionner" au
 centre de l'ensemble pour former une boule
 liquide. La lumière cessa à mesure que la
 boule se mit à rejoindre un moule posé sur
 la table.
 
 E.T me tenait à présent par les cheveux et
 cherchait probablement le point de rupture de
 la table en s'aidant de ma tête.
 -"Que faisiez-vous dans le garde-manger ?"
 Le moule rejoignit le four et ma tête continuait
 à faire des allers et retours entre l'espace proche
 et la table sans l'aide d'aucune lumière. Vous
 savez, lorsque la peur vous gagne, vos sens
 sont parfaitement en éveil et je me souviens
 exactement de la délicieuse odeur de gâteau
 qui se dégageait de la cuisson des matériaux
 que nous avions ramassés sur la Lune.
 Après un dernier et brutal "que faisiez-vous
 dans le garde-manger ?", je me suis évanoui.
 
 A mon réveil nous étions à nouveau dans notre
 vaisseau et celui-ci se dirigeait vers la Terre.
 Evidemment, personne n'a jamais cru mon
 histoire et j'en suis à présent à la raconter au
 monde sur un blog idiot !!
 J'ai vite compris une chose : des oeufs, de la
 farine, du sucre, du beurre ; la Lune n'est en fait
 qu'un énorme quatre-quarts !
 Et ne vous y tompez pas, lorsque les médias
 vous racontent l'air victorieux que l'homme a
 marché sur la Lune, c'est seulement pour ne
 pas vous avouer que l'homme a marché sur
 un énorme quatre-quarts....
 
 
 
                                                                               
 
 
Une photo de la Lune... Euh...
A moins que ce ne soit réellement
un quatre-quarts... Je ne sais plus...
 
Dessin : bidouillage de machins trouvés sur le net.
.
 
 
22 agosto

Durant l'été, la pharmacie reste ouverte. (Je voulais appeler ce billet hystérie collective, mais ça n'était pas correct...)

         

Attention les Copines et Copains, ça va aller très très vite !!!

Voici le compte rendu exact de nos envoyés spéciaux  "von

Berlin" (Il ne vous aura pas échappé qu'il y a là-bas des

kangourous coureurs, des kangourous sauteurs et des

kangourous lanceurs...). Bref, si vous aussi vous voulez

devenir des kangourous hurleurs, hurlez ce qui suit à toute

vitesse le plus fort possible :

"Le premier départ est le bon - Daniel B est en tête

et c'est Usain B qui passe ça y est Usain B est parti

l'express, l'exЖpresδs, ζle TGV est parti Usain BbbЗbbБb

9,58 recoooooooord du moooooooͱooonde - Usain B

reculeϖe les まlimites huuumaiiinnйneeёuuuuu rraaaaahhhろふ..."

Ah ? Alors ? Hein ? Vous en dites quoi, ça scotche

quand même, non ? C'est y pas de l'évènement ça ?

Huuuuum ??? Vu qu'il ne se passe rien d'autre, il

convient de savourer lentement... (En même temps,

vu également comme les médias insistent, je me

demande parfois si on a le choix...)

Reeeeeeeeeecoooooooooord duuuuuuuu独布勒维u

moooooooooooooooooooooooonnddeeeeeeeee......

 

                                                                              

Dessin : Robert Williams.  (ça me faisait penser un peu à ça tout le délire dans lequel on baigne... Enfin...)

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21 agosto

"Soleil ovale"

 
                                                           
 
  Lavaux
 
  C'est un paysage pentu couvert de vignes sèches
  qui descend vers le lac
  mais aujourd'hui c'est un paysage où l'on ne voit rien
  ni les talus à l'herbe terreuse
  ni les sarments que le soleil aime tordre
  sous sa lumière proche
 
  je pense au promeneur qui serait venu rôder là
  cet après-midi de février
  où le large paysage a disparu
  parce que la brume poisseuse est sur le lac et sur la pente
  le promeneur n'aurait rien vu
  du grand lac tout ridé d'air et d'eau
  mais seulement l'écran à l'épaisse blancheur de tombe
  où se distraient de rares oiseaux
  que le vent peu à peu chasse
 
    CLAIRE GENOUX
 
                                                                        
Pour ceux qui aimeraient trouver cet album : http://www.jamendo.com/fr/album/21362?refuid=691272 
Dessin : Moebius.
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17 agosto

Ouuaaaarrrrrrfffff..............

 

     

 Bon, en passant j'ai trouvé un truc sympa... Pour ceux qui ont le temps d'écouter, certains titres sonnent agréablement... Voici un lien qui doit mener à l'album... http://www.jamendo.com/fr/album/47811?refuid=691272

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08 agosto

Une aventure sur le bord du rocking chair...

                                    
 
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01 agosto

Quelque part sur Terre, tout près de mon Rocking chair, le Moro sphinx butine...

                                    

Les vacances, les vacances..... Yééééééééééééééééééé.....
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29 julio

Natation dans le méthane liquide...

                  

 

EXTRAIT DU JOURNAL DU JOUR........

  ...Devant une caméra de télévision, Phoulps a laissé perler son amertume contre l'utilisation des combinaisons à moteur nucléaire. Ces fameuses combinaisons, très controversées et encore très peu maniables, seront interdites en 2010 mais ont été autorisées pour ces championnats par la Fédération interplanétaire de natation.

"Ce n'est plus de la natation, c'est autre chose. Regardez les gros titres des journaux, on ne parle plus que de 'qui porte quelle combinaison à propulsion nucléaire'. J'ai hâte que l'on revienne à la vraie natation", a lâché la star Telxinoéenne dépitée.

Phoulps, qui a déjà une médaille d'or dans ces championnats, conquise avec le relais américain dans le 40 X 100 000, s'est ensuite qualifié pour la finale du 20 000 m  antimatière mais a paru, là encore, vulnérable, terminant deuxième de sa demi-finale.

Avec les combinaisons à moteur nucléaire, les records ont continué de tomber avec de nouvelles références mondiales pour la Jovienne Gloum Spuffloarqh, qui a nagé en 1"12 en finale du 10 000 m dos mutant, et le Mercurique Claerf van der Broutch, auteur d'un chrono de 2"74 en demi-finale du 50 000 m propulsique.

Le dissident Amalhéen Aullopstfus Flyaart a ravi le public en s'offrant l'or sur 100 500 m nage libre en 14"93.

Crouloute Bmaam, seule Lysithéane engagée lors de cette troisième journée, n'a pas réussi à se qualifier pour la finale du 200 000 nage libre féminin pluriel.

La grande favorite de cette finale sera la Callirrhoéenne Plastre Plseergh. Celle qui fut naguère la grande rivale de Loubhââ Fossurf a battu mardi le record du monde du 200 000 en demi-finale.

Plseergh, qui avait battu son record du monde pour remporter dimanche la finale du 400 000 m, s'est qualifiée pour la finale du 200 000 m en 3"67, pulvérisant au passage son précédent record établi en mars en 3"50...........................................   "

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Dessin : Ryan Sook.

 
19 julio

16 928................................

                                                       
 
Hello les Copines et Copains... J'ai trouvé un truc
cette semaine. Je me suis dis que j'allais en faire
profiter ceux qui le voudront.
 
 "On préférerait ne pas savoir, alors on fait comme si
on ne savait pas. Tous les quatre ans, l'Union
internationale pour la conservation de la nature (UICN)
pond un état des lieux de la biodiversité. Cet organisme
n'est pas une petite association folklo d'amis allumés
des animaux, mais une très sérieuse institution qui
compte parmi ses membres 80 états et encore plus
d'ONG."
(Pour les curieux...)
"Son rapport quadriannuel sert notamment d'outil de
référence aux états auxquels il permet de hiérarchiser
les espèces à sauver en priorité, en mettant en place
des ""pôles de conservation"", par exemple. Certes,
c'est mieux que rien, mais ""tout reste à faire pour
atteindre l'objectif que s'est fixé la communauté
internationale, qui est de freiner le recul de la biodiversité
en 2010"", dit Florian Kirchner, de l'UICN.
 
  ""Freiner le recul."" On remarque qu'il ne s'agit pas
de le stopper, juste de le ralentir. Or, même cela,
on n'y arrive pas. Au contraire, l'effondrement
s'accélère. Les chiffres du dernier rapport, publié
début juillet, sont accablants : ce sont exactement
16 928 espèces d'animaux et de plantes qui sont,
aujourd'hui, menacées d'extinction par la pollution,
les nuisances industrielles, l'urbanisation, sans
compter le réchauffement climatique. Un primate
sur deux, un amphibien sur trois, un mammifère sur
quatre, un oiseau sur huit, etc. Les autres espèces
inscrites sur la ""liste rouge"", régulièrement remise
à jour par l'UICN (et qui en compte 44 838),
voient simplement leur existence ""menacée""...
 
  Dans ce rapport, on apprend aussi ce que cela
coûterait si cette extinction massive arrivait à son
terme : depuis quelques années, les spécialistes
de la protection se rabattent sur l'argument
comptable pour essayer de se faire entendre. Vous
vous rendez compte, la perte de la biodiversité
coûterait 3100 milliards d'euros par an à l'échelle
mondiale ! Oui, oui, la biodiversité rend des
services gratuits à l'homme, voyez l'industrieuse
abeille pollinisatrice, voyez les herbes à usage
pharmaceutique, etc. Mais même cet argument
n'impressionne guère, et la disparition de
milliers d'espèces passionne moins les médias
que celle de Michael Jackson......................................"
 
 
Dessin : inspiré par GOTLIB et MEZIERES (et d'autres choses).
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07 julio

Miranda, silence contre bruit...

                                       
 
 
-Le policier : Vous avez le droit de garder le silence. Dans
le cas contraire tout ce que vous direz pourra être utilisé
contre vous devant un tribunal.
 
-L'interpellé : écoutez, j'ai une proposition à vous faire. Je
vous laisse le silence et je prends le bruit. C'est plutôt un
bon deal, non ?
 
-Le policier : hum... Vous préférez garder le bruit ? Quel prix
m'en donnez-vous ?
 
-L'interpellé : voyons... Pour garder le bruit je vous propose le
prix du silence.
 
-Le policier : marché conclu !! Pour le prix du silence vous
pouvez garder le bruit ! Dans le cas contraire, tout ce que
vous ne direz pas ne pourra pas être utilisé contre vous
devant un tribunal.
 
 
Dessin : Batmachin et Robin des bois.... Euh... Robinson crusaoé... Battruc et Ro... Euh... bert... Oui, c'est ça, Robert...
.
25 junio

Un p'tit dernier biotruc avant le week-end...

 
                                       
 
Bien le bonsoir les biocopines et biocopains...
Avez vous remarqué comme les biotrucs
étaient à la mode dans notre monde bio ?
Biomasse, bioéthique, biodégradable,
biocarburant, bioetc...
Je me demande ce qu'aurait pu donner
cette frénésie à l'époque de Zola...
Tiens, prenons "La Terre" :
 
La Bioterre d'Emile Biozola. (Troisième partie)
 
  "Enfin, Buteau la tenait donc, sa biopart,
cette bioterre si ardemment bioconvoitée,
qu'il avait refusée pendant plus de deux ans
et demi, dans une biorage faite de biodésir,
de biorancune et de bioobstination ! Lui-même
ne savait plus pourquoi il s'était ainsi entêté,
brûlant au fond de signer le bioacte, craignant
d'être biodupe, ne pouvant se bioconsoler
de n'avoir pas tout le biohéritage, les dix-neuf
bioarpents, aujourd'hui biomutilés et épars.
Depuis qu'il avait accepté, c'était une grande
biopassion satisfaite, la biojoie biobrutale de
la biopossession ; et une biochose la doublait,
cette biojoie, la bioidée que sa biosoeur et son
biofrère étaient volés (biovolés, pardon...), que
son biolot valait davantage, à présent que le
nouveau biochemin bordait sa biopièce.
Il ne les rencontrait plus sans bioricaner, en
biomalin, disant avec des clins de biosyeux
(tu sais ? - Euh... Pardon, ça m'a échappé) :
  - Tout de même, je les ai fichus biodedans ! ..."
 
Hum... Ben je vais au biolit maintenant...
Le biobonsoir à tout le biomonde...
 
 
Dessin : bidouillage de machins.
.
21 junio

Un goublin ?

                                               
 
 
"... Des lutins qui défont le ménage :
 
Les goublins (lutins domestiques) logeaient
dans les maisons et mettaient à l'épreuve la
patience des habitants : ils donnaient des
coups dans tous les meubles, frappaient
plafonds et planchers, et poussaient des
soupirs lamentables... "
(Guides de la France mystérieuse)
.
 
15 junio

Bienvenue au Frometogomostan !

 
                                         
 
                                                                    Frometogomostan : c'est là que je vis !
                                                       
 
Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé serait fortuite et indépendante de ma volonté ...
De même que : toute ressemblance avec des situations réelles ne saurait être que fortuite. (Forcément).
Article (un peu) bidouillé tiré du journal "les nouvelles du Frometogomostan" du 18/02/09.
 
 
 Alors qu'une certaine loi s'apprête à transformer les
hôpitaux du Frometogomostan en entreprises, voilà
qu'un "éminent" pédiatre rappelle qu'il y règne déjà
un nouveau système de comptabilité, connu sous le
nom de T2A, tarification par activité. Lorsqu'un
patient quitte le service, l'hôpital doit lui attribuer un
code international qui correspond à un diagnostique.
"C'est grâce à ce sacro-saint codage que nous
obtenons un financement, officiellement en rapport
avec notre activité" (Tiré d'un autre journal)...
Il y a des pratiques qui rapportent à l'hôpital beaucoup
de points et de subsides, IRM, échographie cardiaque,
chirurgie, par exemple. Et d'autres, comme la
prévention, pas grand chose. Le même pédiatre
raconte qu'en Russie ses confrères, victimes du
même système, en viennent à falsifier les dossiers
médicaux des enfants, et à leur attribuer des
maladies graves, afin de bénéficier des bons
codages et du pognon afférent. "Les régimes
changent mais les habitudes restent." Les hôpitaux
du Frometogomostan, à qui on va désormais
demander d'être rentables vont-ils s'y mettre à leur
tour ?
Depuis quelque temps déjà, les indices de ce
genre s'accumulent, qui mènent à s'interroger : et
si le Frometogomostan était en train de devenir un
pays soviétique ? Sans les soviets, mais avec tout le
reste...
Trois types d'indices, au moins.
    -Un, les petits riens quotidiens. Ces réservations
de train de plus en plus difficiles à se procurer, ces
queues interminables aux guichets. Ces démarches
de plus en plus hasardeuses, que ce soit pour un
renseignement ou une réparation, avec barrages
à franchir avant de débusquer un interlocuteur
caché derrière sa "boîte vocale". Cette absence
de responsables, c'est toujours la faute à l'autre
ou à l'informatique. Ces salariés tellement mal
traités et déconsidérés qu'ils s'en foutent, j'ai un
sale boulot je le fais salement. La démobilisation
générale.
    -Deux, le décalage grandissant entre les mots et
la réalité. Entre le bla-bla déversé dans (tous) les
grands médias par les nouveaux apparatchiks dans
nos vies. La langue de bois soviétique avait la même
fonction, enfumer le réel, faire croire à une irrésistible
marche en avant vers l'avenir radieux, avec poignée de
formules répétées jusqu'à l'hypnose. Hier, n'est-ce pas,
"l'action commune des masses laborieuses permettra
de faire du passé table rase". Aujourd'hui, "il ne faut pas
faire de pause dans les réformes", et d'ailleurs : "Halte
à l'immobilisme !" ENFUMAGE : Fromaga 1er vantant
son "Etat irréprochable" et se proclamant "président
du pouvoir d'achat". ENFUMAGE : le plan de relance
aux mille chantiers : on pense au Gosplan (sur la comète),
qui fixait des objectifs dont chacun savait qu'ils étaient
bidons.
    -Trois, ce qui se passe au sommet de l'état du
Frometogomostan. Cet atterant culte de la personnalité.
Ce numéro 1 qui s'autoglorifie sur tous les écrans et en
toute occasion. Sa cour de lèche-bottes qui en rajoutent.
Et aussi cette parano qui gagne : l'appareil policier dont
il s'entoure, les armés d'agents de la maréchaussée
mobilisés pour ses moindres déplacements. Cette volonté
affichée de généraliser le flicage, fichiers, vidéosurveillance,
etc... Cet ennemi intérieur chaque jour montré du doigt,
grévistes, juges, enseignants-chercheurs, chômeurs,
fonctionnaires, sdf, producteurs de lait, etc...
     Bref, un système d'une incroyable morgue, inefficace,
autoritaire, qui s'imagine indéboulonnable...
 
Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé serait fortuite et indépendante de ma volonté ...
De même que : toute ressemblance avec des situations réelles ne saurait être que fortuite. (Forcément)
(Je me répète, hein... Il est évident que chacun fait ce qu'il veut de ce bazar !)
 
Dessin : vieille boîte de camembert bidouillée du Frometogomostan ; ENFUMAGE qu'on vous dit, ENFUMAGE...
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26 mayo

Dans le vent...

 
    Une main dans les cheveux...                                                      
                                  
 
 
                                             
 
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30 marzo

Les oiseaux...

                                            
                                                                         QUARTIER LIBRE
 
                                J'ai mis mon képi dans la cage
                         et je suis sorti avec l'oiseau sur la tête
                                                   Alors
                                          on ne salue plus
                                a demandé le commandant
                                                   Non
                                          on ne salue plus
                                        a répondu l'oiseau
                                                 Ah bon
                           excusez-moi je croyais qu'on saluait
                                      a dit le commandant
            Vous êtes tout excusé tout le monde peut se tromper
                                            a dit l'oiseau.
 
                                     Jacques Prévert.
               
                                            
 
Photo : ben c'est une assiette... Je sors ma vaisselle en ce moment... D'ailleurs, j'ai une petite faim, je
crois que je vais aller me préparer un truc, cette histoire m'a ouvert l'appétit !!!
Tiens, vous connaissez "le poulet aux 40 voleurs" ? En fait ça s'appelle "le poulet aux 40 gousses d'ail"...
Alors, voilà la recette :
 
Préparation : 10 minutes        Cuisson : 1 h 40        Pour 4 à 6 personnes :
1 poulet vidé
40 gousses d'ail
1/2 branche de céleri
100 gr de farine, 20 cl d'huile d'olive
1 bouquet garni (thym, laurier, persil), 15 ou 20 rondelles de pain
feuilles de céleri, 1 bouquet de romarin, 3 feuilles de laurier, 2 branches de sauge
3 branches de thym, 3 branches de persil, sel, poivre.

1 : Salez et poivrez l'intérieur du poulet, puis introduisez-y le bouquet garni.
2 : Hors du feu, versez l'huile d'olive dans une cocotte munie d'un couvercle et allant au four. Ajoutez les
40 gousses d'ail non épluchées, ainsi que le romarin, le céleri, le laurier, le persil, le thym et la sauge.
3 : Faites tiédir l'huile, puis posez le poulet sur le lit d'herbes. Retournez bien laurier, persil volaille dans
l'huile parfumée. Faites cuire 10 mn sur feu modéré. (Au lance-flammes c'est plus court)
4 : Faites chauffer le four à 200°C, thermostat 6. (ou 8OOO°C, thermostat 240 pour les pressés)
5 : Mettez la farine dans un saladier, ajoutez-y quelques cuillerées à soupe d'eau et pétrissez, afin de
former une pâte bien épaisse. Ensuite, posez vous le résultat sur la tête. Naann, j'déconne...
6 : Retirez la cocotte du feu. Etalez la pâte sur les rebords de la cocotte et posez le couvercle dessus: le
récipient sera ainsi hermétiquement fermé. Glissez au four et laissez cuire 1 h 30.
7 : Au bout de ce temps, faites légèrement griller les rondelles de pain. Retirez les gousses d'ail et
écrasez-les pour former une pâte. Tartinez les croûtons avec cette pâte. (Sur le visage, c'est pas mal
aussi, c'est bon pour la peau.)
8 : Découpez le poulet et disposez les morceaux sur un plat de service, entourés des croûtons. Servez
aussitôt. (ou dans Six mois, pour les pas pressés)
 
Allez, j'y vais, j'ai trop faim...
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25 marzo

Semaine ordinaire à Saint Christain de Chalençois...

 
 
                                                               
 
Dimanche :
 
Une barbe de sucre et une abeille pour chaque note.
Blanche et blond, barbe et miel, sucre de canne et
nectar d'acacia, un geste assuré pour une danse
toujours plus sucrée.
Les mains sont larges, lissent la barbe et cueillent le
miel.
Les ailes sont fines, caressent le collier parfumé et
chatouillent les oreilles.
Le sourire de l'homme ondule et la ronde joyeuse
des petits insectes lui répond au travers d'un
confortable murmure de violette. Autour, les fleurs
chargées de cristaux aromatisés attendent avec
patience l'apiculteur pour lui délivrer dans un
dernier effort de coquette la précieuse poudre...
 
Lundi :
 
Ce matin il y a du brouillard, des milliards de
gouttelettes qui demandent à retourner dans
l'obscurité glacée de l'espace. Les voyageurs
présents sur le quai de la gare s'amusent à mal
définir le contour corporel de leur personnalité
brumeuse... Alors ils flottent à travers les rivages
éthérés du cours humide et mal assuré de l'infinie
multitude que composent les gouttelettes sur les
traces de leur voyage...
Le fantôme de métal se pose sur un cri froid de
fer déchiré et ouvre, endormi, toutes ses bouches
tièdes pour avaler mécaniquement les nuits mal
terminées de ces ombres presque formées...
 
Mardi :
 
... La brume quitte le long désert de cette place
et ce sont les griffes fluides et glacées d'un souffle
de vent qui prennent possession du vide. Alors la
blancheur évaporée d'une ombre replie son cou
pour le protéger dans la toile trop fine d'un
improbable manteau. Elle laisse fuir la rondeur
étonnée de son regard sur les joues gonflées
d'une voile prête à exploser de toute la colère
du vent. Des lames acérées, chargées de reproches,
viennent caresser la vapeur de meringue de ce
visage de Vénus. Toujours plus pâle, l'ombre
continue de se réfugier au fond d'elle même
pour finalement disparaître avant l'arrivée du
train...
 
Mercredi :
 
Aujourd'hui, c'est ciné-club. Au programme trois
films : "L'attaque du grille-pain bègue" où l'on
assiste à l'agression à coups de tartines d'un
collectionneur compulsif de toasters par un modèle
ancien et fuselé par le temps de grille-baguette.
"La pieuvre géante éternue en grande profondeur,
vite, un mouchoir", un drame autour de la question :
le virus de la grippe est il soluble dans les grandes
fosses sous-narines ?
Et "Le chien du voisin te donne l'heure", une
comédie romantique sur un jeune chien qui s'installe
au fond d'un four micro-ondes réglé sur cinq
minutes afin d'entamer un long voyage dans le
temps. En fait c'est un court-métrage, le film dure...  
cinq minutes... La soirée se termine avec le grand
réalisateur Georges Anencéphale autour d'un
sujet tiré au hasard dans un grand quotidien :
"La métaphysique de la beigne" (Je sais que j'en
raconte, mais ce titre est vraiment tiré d'un
journal... Si ! ). Bref, passionnant... Hi hi hi...
                                                                    
Jeudi :
 
La foule se déroule... Un flot fatigué garni d'un
irrésistible courant de pas usés avance en soulevant
une fois de plus le monde ingrat et gris de cette
poussière urbaine. La rumeur criante court et
couronne le chef mal défini, mais joyeux lui, de
la masse en mouvement. La colère des poings
pose les cris plus haut en cherchant dans un
même mouvement rempli d'espoir comment
frapper à cette invisible porte des étoiles. Une
émulsion parfaite lie cette rivière de sentiments
d'injustices dans une chaude union sacrée...
Mais bientôt, chaque petite particule de la vague
hétérogène ira se fondre dans l'oubli...
                                                             
 
Vendredi :
 
La nuit, il pouvait traverser un profond couloir où
les murs étaient habités par l'empreinte sombre
des branches projetées par les arbres. Chaque
extrémité de ramification tentait inlassablement
de blesser la peinture que le jaune du temps
avait épuisé. L'indiscrétion du silence et l'écho
étouffé de cette longue administration lui
donnait le sentiment qu'il finirait par croiser le
roulement de son propre pas. Saluer son
ombre était un rêve, une fantaisie qu'il couvait
dans le rébus bouclé de ses pensées. Sombre,
elle passa à sa hauteur comme les douces plumes
noires d'un chat qui s'infiltrerait dans une
aiguille...
                                                                  
 
Samedi :
 
En ce moment je lis "Suite française" d'Irène
Némirovsky... Il me semble que je suis toujours
aussi naïf, un indécrottable naïf... Je suis surpris
de retrouver dans ce livre les sentiments
détestables qui animent encore notre société...
Toujours cet individualisme forcené, toujours ce
goût pour la richesse au détriment de la solidarité...
Heureusement, malgré la débâcle que décrit ce
livre, partout aussi des germes d'humanité.....
                                                                   
 
                                            
                                        Câlins avec les lions... Truc impressionnant... Nager avec les prédateurs...
 
Les dessins viennent d'un peu partout... Un magazine gratuit, un autre sur la brocante, etc....
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