faradet 的个人资料Are you sitting comforta...照片日志列表更多 ![]() | 帮助 |
|
|
3月30日 Les oiseaux... QUARTIER LIBRE
J'ai mis mon képi dans la cage
et je suis sorti avec l'oiseau sur la tête
Alors
on ne salue plus
a demandé le commandant
Non
on ne salue plus
a répondu l'oiseau
Ah bon
excusez-moi je croyais qu'on saluait
a dit le commandant
Vous êtes tout excusé tout le monde peut se tromper
a dit l'oiseau.
Jacques Prévert.
Photo : ben c'est une assiette... Je sors ma vaisselle en ce moment... D'ailleurs, j'ai une petite faim, je
crois que je vais aller me préparer un truc, cette histoire m'a ouvert l'appétit !!!
Tiens, vous connaissez "le poulet aux 40 voleurs" ? En fait ça s'appelle "le poulet aux 40 gousses d'ail"...
Alors, voilà la recette :
Préparation : 10 minutes Cuisson : 1 h 40 Pour 4 à 6 personnes :
1 poulet vidé 40 gousses d'ail 1/2 branche de céleri 100 gr de farine, 20 cl d'huile d'olive 1 bouquet garni (thym, laurier, persil), 15 ou 20 rondelles de pain feuilles de céleri, 1 bouquet de romarin, 3 feuilles de laurier, 2 branches de sauge 3 branches de thym, 3 branches de persil, sel, poivre. 1 : Salez et poivrez l'intérieur du poulet, puis introduisez-y le bouquet garni. 2 : Hors du feu, versez l'huile d'olive dans une cocotte munie d'un couvercle et allant au four. Ajoutez les 40 gousses d'ail non épluchées, ainsi que le romarin, le céleri, le laurier, le persil, le thym et la sauge.
3 : Faites tiédir l'huile, puis posez le poulet sur le lit d'herbes. Retournez bien laurier, persil volaille dans l'huile parfumée. Faites cuire 10 mn sur feu modéré. (Au lance-flammes c'est plus court)
4 : Faites chauffer le four à 200°C, thermostat 6. (ou 8OOO°C, thermostat 240 pour les pressés) 5 : Mettez la farine dans un saladier, ajoutez-y quelques cuillerées à soupe d'eau et pétrissez, afin de former une pâte bien épaisse. Ensuite, posez vous le résultat sur la tête. Naann, j'déconne...
6 : Retirez la cocotte du feu. Etalez la pâte sur les rebords de la cocotte et posez le couvercle dessus: le récipient sera ainsi hermétiquement fermé. Glissez au four et laissez cuire 1 h 30.
7 : Au bout de ce temps, faites légèrement griller les rondelles de pain. Retirez les gousses d'ail et écrasez-les pour former une pâte. Tartinez les croûtons avec cette pâte. (Sur le visage, c'est pas mal
aussi, c'est bon pour la peau.)
8 : Découpez le poulet et disposez les morceaux sur un plat de service, entourés des croûtons. Servez aussitôt. (ou dans Six mois, pour les pas pressés)
Allez, j'y vais, j'ai trop faim...
. 3月25日 Semaine ordinaire à Saint Christain de Chalençois...Dimanche :
Une barbe de sucre et une abeille pour chaque note.
Blanche et blond, barbe et miel, sucre de canne et
nectar d'acacia, un geste assuré pour une danse
toujours plus sucrée.
Les mains sont larges, lissent la barbe et cueillent le
miel.
Les ailes sont fines, caressent le collier parfumé et
chatouillent les oreilles.
Le sourire de l'homme ondule et la ronde joyeuse
des petits insectes lui répond au travers d'un
confortable murmure de violette. Autour, les fleurs
chargées de cristaux aromatisés attendent avec
patience l'apiculteur pour lui délivrer dans un
dernier effort de coquette la précieuse poudre...
Lundi :
Ce matin il y a du brouillard, des milliards de
gouttelettes qui demandent à retourner dans
l'obscurité glacée de l'espace. Les voyageurs
présents sur le quai de la gare s'amusent à mal
définir le contour corporel de leur personnalité
brumeuse... Alors ils flottent à travers les rivages
éthérés du cours humide et mal assuré de l'infinie
multitude que composent les gouttelettes sur les
traces de leur voyage...
Le fantôme de métal se pose sur un cri froid de
fer déchiré et ouvre, endormi, toutes ses bouches
tièdes pour avaler mécaniquement les nuits mal
terminées de ces ombres presque formées...
Mardi :
... La brume quitte le long désert de cette place
et ce sont les griffes fluides et glacées d'un souffle
de vent qui prennent possession du vide. Alors la
blancheur évaporée d'une ombre replie son cou
pour le protéger dans la toile trop fine d'un
improbable manteau. Elle laisse fuir la rondeur
étonnée de son regard sur les joues gonflées
d'une voile prête à exploser de toute la colère
du vent. Des lames acérées, chargées de reproches,
viennent caresser la vapeur de meringue de ce
visage de Vénus. Toujours plus pâle, l'ombre
continue de se réfugier au fond d'elle même
pour finalement disparaître avant l'arrivée du
train...
Mercredi :
Aujourd'hui, c'est ciné-club. Au programme trois
films : "L'attaque du grille-pain bègue" où l'on
assiste à l'agression à coups de tartines d'un
collectionneur compulsif de toasters par un modèle
ancien et fuselé par le temps de grille-baguette.
"La pieuvre géante éternue en grande profondeur,
vite, un mouchoir", un drame autour de la question :
le virus de la grippe est il soluble dans les grandes
fosses sous-narines ?
Et "Le chien du voisin te donne l'heure", une
comédie romantique sur un jeune chien qui s'installe
au fond d'un four micro-ondes réglé sur cinq
minutes afin d'entamer un long voyage dans le
temps. En fait c'est un court-métrage, le film dure...
cinq minutes... La soirée se termine avec le grand
réalisateur Georges Anencéphale autour d'un
sujet tiré au hasard dans un grand quotidien :
"La métaphysique de la beigne" (Je sais que j'en
raconte, mais ce titre est vraiment tiré d'un
journal... Si ! ). Bref, passionnant... Hi hi hi...
Jeudi :
La foule se déroule... Un flot fatigué garni d'un
irrésistible courant de pas usés avance en soulevant
une fois de plus le monde ingrat et gris de cette
poussière urbaine. La rumeur criante court et
couronne le chef mal défini, mais joyeux lui, de
la masse en mouvement. La colère des poings
pose les cris plus haut en cherchant dans un
même mouvement rempli d'espoir comment
frapper à cette invisible porte des étoiles. Une
émulsion parfaite lie cette rivière de sentiments
d'injustices dans une chaude union sacrée...
Mais bientôt, chaque petite particule de la vague
hétérogène ira se fondre dans l'oubli...
Vendredi :
La nuit, il pouvait traverser un profond couloir où
les murs étaient habités par l'empreinte sombre
des branches projetées par les arbres. Chaque
extrémité de ramification tentait inlassablement
de blesser la peinture que le jaune du temps
avait épuisé. L'indiscrétion du silence et l'écho
étouffé de cette longue administration lui
donnait le sentiment qu'il finirait par croiser le
roulement de son propre pas. Saluer son
ombre était un rêve, une fantaisie qu'il couvait
dans le rébus bouclé de ses pensées. Sombre,
elle passa à sa hauteur comme les douces plumes
noires d'un chat qui s'infiltrerait dans une
aiguille...
Samedi :
En ce moment je lis "Suite française" d'Irène
Némirovsky... Il me semble que je suis toujours
aussi naïf, un indécrottable naïf... Je suis surpris
de retrouver dans ce livre les sentiments
détestables qui animent encore notre société...
Toujours cet individualisme forcené, toujours ce
goût pour la richesse au détriment de la solidarité...
Heureusement, malgré la débâcle que décrit ce
livre, partout aussi des germes d'humanité.....
Câlins avec les lions... Truc impressionnant... Nager avec les prédateurs... Les dessins viennent d'un peu partout... Un magazine gratuit, un autre sur la brocante, etc....
.
3月21日 Leçon pour tous les petits singes que nous sommes...![]() Ne laissez pas vos mains sans surveillance, et
Lavez vous régulièrement les bagages.
Attention à la fermeture automatique du chauffeur, et
Ne parlez pas aux portes.
Attention à la clientèle, et
Le parking est réservé à la marche.
Evitez de grignoter entre les déchets, et
Triez vos repas.
Votre formulaire est interdit aux mineurs, et
La vente d'alcool s'est perdue.
Interdit aux cinq fruits et légumes par jour, et
Consommez vos chiens.
Il est interdit de nourrir le cancer, et
Donnez pour les pigeons.
Fumez du café, et
Tout l'arôme tue.
Retrouvez votre poids, c'est du vol, et
Téléchargez idéal.
Mendiants, prenez le trottoir d'en face, et
Les piétons sont interdits. (déconcertant...)
Défense interdite, et
Pelouse affichée.
Veuillez respecter le site sous vidéo-surveillance, et
Attention à la zone de confidentialité.
Fermez le chien derrière vous, et
Tenez votre porte en laisse.
Animaux bleus, et
Zone interdite.
Transit couvert, et
sortez réglementés.
Veuillez composter votre public, et
Interdit au ticket.
Allumez votre sac à l'entrée, et
Veuillez laisser vos feux.
Eau interdite sur la plage, et
ballons non potables.
Dessin : ben en fait, c'est le fond d'une assiette... Si...
. 3月16日 Prendre le temps...Hello les Blogoblogos... Dans un magazine rock (Xroads de mars
2009), j'ai trouvé l'édito amusant, alors je le pose ici...
"Cela se déroule en janvier dernier, par un matin glacial, dans le métro
de Washington DC. Un musicien se tient à l'entrée du métro, il se met
à jouer du violon. Il joue en tout pendant quarante-cinq minutes sans
temps mort. Pour les amateurs de musique classique, voici ce qu'il
interprète : la Chaconne de la 2ème partita de Bach, puis l'Ave Maria
de Schubert, du Manuel Ponce, du Massenet et de nouveau Bach. Il est
huit heures du matin, environ mille personnes traversent le couloir
pendant ces trois quarts d'heure. Il faut trois minutes pour qu'une
personne (âgée) remarque le musicien, ralentisse, s'arrête quelques
instants (une poignée de secondes, pas plus) et reparte. La minute
suivante, une femme lâche un dollar sans même s'arrêter ou le regarder.
Plus tard, un type s'appuie un court instant sur le mur d'en face,
semble être intéressé, mais regarde sa montre et repart illico presto.
Un gamin aussi paraît vouloir s'arrêter pour regarder le musicien
jouer, mais sa mère n'est pas du même avis et le tire par le bras pour
le ramener dans le sens du flot ininterrompu des voyageurs. Cependant,
en s'éloignant, l'enfant reste tête tournée, face au musicien, le temps
de... disparaître dans la cohue. La même scène se reproduit avec
d'autres enfants, mais aussi les mêmes parents qui les incitent
irrémédiablement à bouger. En tout, pendant les trois quarts d'heure
de sa prestation, une vingtaine de personnes environ ont donné de
l'argent au musicien, pour un total de trente-deux dollars. Quand il
a arrêté de jouer, personne n'a vu la différence, aucun applaudissement
n'a retenti. Une seule personne en tout et pour tout, l'a reconnu. Car
ce violoniste était Joshua Bell, considéré comme l'un des meilleurs
musiciens vivants. Il a joué dans ce hall, avec un Stradivarius de 1713
valant trois millions et demi de dollars (le surlendemain, il jouait à
guichets fermés à Boston, avec des prix avoisinant les cent dollars
la place). "Joshua Bell incognito dans une station de métro" a donc
été organisé par le Washington Post dans le cadre d'une enquête
sur la perception, les goûts et les priorités d'action des gens. Les
questions étaient : dans un environnement commun, à une heure
inappropriée, pouvons nous percevoir la beauté ? Nous arrêtons
nous pour l'apprécier ? Pouvons-nous reconnaître le talent dans un
contexte inattendu ? Evidemment, la conclusion du journaliste est
celle-ci : si nous n'avons pas le temps pour nous arrêter et écouter
l'un des meilleurs musiciens au monde jouant quelques-unes des
plus belles partitions jamais composées ; à côté de combien d'autres
choses exceptionnelles passons-nous ? "
.
3月9日 Au bureau des plaintes. Au bureau des plaintes :
Un monsieur blasé (parlant en aparté) :
Hélas ! Il n'y a rien de nouveau sous le soleil !
Un autre monsieur blasé (de même, soliloquant
de son côté) :
Du nouveau... Encore du nouveau... Toujours du
nouveau... Quand est-ce donc que ça va changer !
Jacques PREVERT.
Peinture : "The Gossips" de Norman Rockwell.
. |
|
|