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日志


3月18日

Premier quartier.

 
 
                                                         Bilal.
 
   La lune était comme blessée, une lame l'avait divisée en deux parties égales.
Celle de gauche avait été dévorée, digérée... L'autre, à droite, continuait de
briller fièrement ; la brume semblait la guérir d'une enveloppante poudre
lumineuse...
 
Il était "couché" sur ce vélo dont il avait doublé artisanalement la tubulure. La
grande aiguille, la seule qui restait sur sa montre, avait pris tranquillement le
temps de faire trois fois le tour du cadran depuis qu'il avait décidé de rouler
vers cette infirmité que représentait à ses yeux ce bout de lune en équilibre
douloureux...      Là haut...
L'obscurité avait lentement effacé les couleurs de son petit coin de campagne.
Sa maison en bois était devenue une masse sombre et les oiseaux inquiets
avaient cessé leur tintamarre flûté...
Alors tout lui avait semblé évident et limpide, d'une clarté qui, comme une
lueur métallique , avait transpercé ce monde des ombres bien avant la timide
apparition de ce bout d'astre derrière un coin de colline. La lune était coupée,
il devait aller la soigner !
Son vélo était robuste, lourd et puissant. Depuis vingt ans qu'il le renforçait,
il avait parcouru les endroits les plus inaccessibles, les champs les plus
accidentés et les vallées profondes où personne ne se rendait car on ne pouvait
pas s'y rendre...        Sauf lui...
 
Maintenant il roulait. Tout en pédalant, il fouillait sa tête pour trouver les mots
que l'on devait prononcer lorsque l'on rencontrait la lune. Comment il allait
l'aborder, la rassurer et surtout quelle médecine secrète il allait devoir
utiliser pour la soulager.
Vite, il devait faire vite ! Il accentua le mouvement du pédalier et les mâchoires
serrées, tint le cap en direction de cette blancheur de meringue... Il allait la
toucher...
 
Il ne vit pas tout de suite que le bas de son vélo et de ses jambes s'effaçaient
lentement. Sur le bord de cet improbable chemin, les yeux ronds d'un animal
nocturne virent passer un homme tronc posé sur une étrange machine de métal
qui semblait flotter sur un fil invisible dont l'issue avait l'impérieux caractère
d'un état de siège.
Il ne fut pas surpris de s'interroger sur la disparition de ses jambes, de ses mains
et de la presque totalité de son vélo. Il avait un but et le constat de son lent
gommage lui fit comprendre qu'approcher la lune nécessitait une transformation
éthérée de la matière... Alors, un sourire radieux pris la place de la crispation
de son visage...
A présent, seuls quelques traits de ce dernier subsistaient comme posés sur le
doux brouillard laiteux de ce petit matin. Il était heureux, et finalement, rempli
de cette certitude, l'arc de cercle que décrivait son sourire finit par disparaître
comme aspiré dans un minuscule vortex, ce qui provoqua un petit ""boupsss""
humide qui éclata doucement à la face d'une chouette étonnée...
L'air léger venait d'être lavé par la nuit qui se terminait...
 
  
     "Les ténèbres avaient dû le manger"... C'est ce que dirent les anciens du
village le plus proche quand quelques mois plus tard ils se rendirent compte
qu'il avait disparu...
.
 
 
 
 free music
 
 
Dessin : Bilal.
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3月11日

Devinette éculée et sans intérêt...

 
 
                                                                mutant bleu...
Un mutant bleu de l'espace, magicien débutant, est surpris par une
panne d'électricité. Ben oui, ça arrive !!!
Bref, il doit sortir au bal des mutants que sa jolie entreprise organise
en l'honneur de la quatrième mue de son patron qui vient tout
juste de changer la couleur de ses plumes.
Au moment de la panne, il cherchait des gants dans une boîte.
Il ne dispose d'aucun moyen d'éclairage et ne se souvient plus d'aucune
formule magique pour éclairer le container rose où il vit. Cependant, il
sait que la boîte renferme en vrac 234 paires de gants, des verts,
des jaunes, des rouges, des bleus, ainsi qu'une corne de brume.
Il lui faut au moins une paire de gants bleus pour ne pas être ridicule
lors de cette magnifique soirée entre amis mutroniques (Je ne sais pas
trop ce que signifie ce mot, mais comme je voulais faire le malin,
je l'ai posé ici... Merci pour votre tolérance...).
Bref, en sachant qu'une nouvelle double paires de bras peut lui
pousser en début de soirée (Mais c'est pas certain ! ), combien doit-il
prendre de gants pour être sûr d'en avoir assez de bleus pour toutes
ses mains ?
Si vous ne trouvez pas, c'est pas trop grave, je suis convaincu que               
des choses autrement plus importantes vous préoccupent en ce moment.  
                                                     ♫                           ♫                                                                                             ♫   


Sinon, c'est tout....               ♫              ♫                 


                         
                                                                
 
                                                            
 free music
                                                        
                                                    
 
 
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3月6日

Tagaïsé !!! Tagada tagada...

 

Savez quoi ? J'ai été tagué par Marie ( http://marieb14.spaces.live.com/ )

Pour simplifier, je dois donner quelques défauts qui me caractérisent...

                 Pffffffffffffffffff...

                                                                      Toreniyazov Daribay (1975). 'Old man in a big fur-cap'.

-Bon. J'ai une tête en forme de chou. Au dessus, c'est moi... Siiiiii,

je vous promets...  http://fr.youtube.com/watch?v=jd0RMdV1MQ4

-Je prends régulièrement un bain d'électricité... ça me détend...

Comment ça c'est pas un défaut ? C'est pas une qualité non plus !!!

-Je n'aime les musées que s'ils sont perdus au milieu des steppes

et autres déserts. http://www.museum.kr.uz/eng : Par exemple, allez jeter un

coup d'oeil sur ce lien, si vous aimez la peinture, il s'agit de l'une

des plus belles collections d'oeuvres d'artistes quasi-inconnus en

occident, au milieu de nulle part... (Si vous voulez des précisions, je

pourrai toujours vous expliquer... )

-Je distribue des coups de coude en dormant. (J'ai des années

d'entraînement, au début c'était difficile, mais maintenant, ça va, le

premier - ou la première - qui passe à portée de coude, PAF ! , sur le

nez !!!! Et tout ça quand je dors !!! Trop fort ! )

-Je suis karetnokauzolixanatophobe. C'est super grave !!! Fuyez !!!!!!!!!

-Je ne parviens toujours pas à siffler correctement le solo de guitare du

titre "Rat Tomago" de Frank Zappa ; ça sort tout droit de l'album

"Sheik Yerbouti", je m'entraîne aussi depuis des années, mais là, je n'y

arrive pas... Pardon !!!   Je crains ! Qui veut essayer avec moi ?

     free music

 

A mon tour de taguer :

-Vercingétorix ( Dont on n'entend plus trop parler depuis Alésia )

-Jeanne d'Arc ( Qui m'a chipé mon piézo allume-gaz ! Voleuse ! )

-Charlemagne ( Arrête de sécher les cours Charles, t'es repéré ! )

-Louis XVI ( Qui a complètement perdu la tête ces derniers temps... )

-Clotaire 1er, roi des Francs ( Qui ça ? )

 

La chose là haut, c'est de Toreniyazov Daribay, ça date de 1975, et ça s'appelle "Old man in a big fur-cap"... Enfin, je crois... Mais tout le monde s'en fout, alors...

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3月4日

Il les a vu !!!!

 
 
 
                                                                     Qui fait un tennis avec faradet...
 
 
Voici un témoignage sur l'existence des OVNI.
 
 
 
 
 free music
 
 
 
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3月2日

"Comme avant"

 
                                                            tut tut...
 
 
Elle changeait tous ses meubles de place pour avoir l'impression
D'être dans une autre maison.
               Mais moi j'étais pas con, je savais bien que c'était la même.
Un jour, je lui ai dit :
               "viens on va habiter ailleurs, ça chang'ra".
Elle m'a dit : "oh oui alors ! " ;
                c'était enfin une bonne raison pour elle
De disposer tous ses meubles comme avant.
               Mais moi, j'voulais du changement,
J'en ai eu marre, je suis parti.
               Un jour elle m'a téléphoné, elle m'a dit, elle m'a dit...
"J'ai vendu tous mes meubles, j'en ai rach'té des autres,
               viens, c'est plus comme avant"...
Devant sa porte j'ai hésité avant d'sonner.
                Elle m'a ouvert, je suis rentré ;
ça n'était plus comme avant.
                J'aurais pourtant bien aimé, j'aurais pourtant bien aimé.
 
                             ALBERT MARCOEUR.
 
 
 
 free music